Chapitre 12 : Le Manoir

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Précédemment dans l’histoire : Les aubergistes révèlent aux Malloré que le manoir dans lequel ils s’apprêtent à séjourner fait l’objet d’étranges rumeurs. Des promeneurs y auraient vu les silhouettes de deux personnes les observer par la fenêtre… Moustache, inquiet, commence à paniquer. Les anciens propriétaires des lieux hanteraient-ils le manoir ?

Quand nous passâmes le portail, monumental, flanqué de deux pilastres, la voiture continua sur sa lancée et emprunta une allée de gravier. La route serpentait le long de deux lignes de platanes, interminables. Je levai les yeux à travers la vitre. Leurs frondaisons, lourdes et opaques, n’en finissaient pas de dissimuler la silhouette du manoir, penchant toujours plus bas sous le poids du feuillage.

Les révélations des Ehrlichbaum avaient soulevé une certaine appréhension, surtout chez les enfants. Je comprenais la crainte qu’ils ressentaient. J’étais moi-même encore troublé. Continuer la lecture

Chapitre 03 : Coup de couteau dans le dos

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Précédemment dans l’histoire : Un matin ordinaire s’était levé sur Belleville. Rien ne laissait présager qu’un terrible drame était sur le point de s’abattre sur Moustache.

Je maudissais mon estomac, qui l’emporta sur mon instinct ce matin-là. Des crampes douloureuses tiraillaient mon ventre. L’hypoglycémie guettait, il y avait urgence ! Je me dirigeai à la hâte vers ma gamelle, les crocs luisants d’anticipation.

Pressé de soulager ma faim, je ne prêtai qu’une courte attention à ce climat suspect : ce fut là ma première erreur.

Les Malloré m’avaient gâté : ma gamelle avait été remplie avec une rare générosité. Naïvement, je m’en délectai, innocent que j’étais… Une deuxième erreur, que j’enchaînai dans la foulée.

Dans mon dos, j’entendais la voix de Franck qui parlait. Pourquoi échangeaient-ils à voix basse ? Surpris, je m’étonnai de cette inhabituelle prudence, et affûtai mon ouïe.

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La bonne recette

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Pour moi, l’écriture ressemble d’assez près au travail du boulanger.

J’assemble les ingrédients, avant de mélanger lentement. Je pétris ensuite la préparation, encore et encore, jusqu’à obtenir une texture lisse. Un matériau souple. Prêt à mettre au four.

Je l’étale consciencieusement avant de le poser sur la plaque.

Les illustrations sont cette chaleur qui fait gonfler la pâte. Je la regarde monter, émerveillée…

Cependant, pour être honnête, j’espère que j’écris mieux que je ne cuisine.

– Maman !!! T’as encore fait brûler les cordons bleus !

Oui, une de mes spécialités. Avec le plat brûlant malencontreusement renversé.

Songez… Il faut tout de même un certain talent pour y arriver !