Chapitre 13 : Un invité surprise

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Précédemment dans l’histoire : Les Malloré viennent de se garer devant le manoir. Ils découvrent avec ravissement la somptueuse demeure. Moustache, enfin libéré du voyage, tente de profiter du calme qui entoure les lieux mais, bientôt, des bruits suspects viennent troubler sa tranquillité.

Rousquille s’approcha de moi.

– Tu entends ça, Mous ?

Je tournai le museau vers elle et acquiesçai, ignorant si je devais me sentir soulagé ou non.

– Je commençais à me dire que j’entendais des voix…

Elle avança d’un pas et écouta.

– C’est bizarre… On dirait que quelqu’un tambourine tout près…

Nous tendîmes l’oreille. Yeux à demi-fermés, je la vis qui se concentrait, cherchant à identifier l’origine de ces bruits suspects. Elle rectifia alors, dodelinant la tête :

– Maintenant, ça ressemble davantage à des gémissements…

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Chapitre 12 : Le Manoir

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Précédemment dans l’histoire : Les aubergistes révèlent aux Malloré que le manoir dans lequel ils s’apprêtent à séjourner fait l’objet d’étranges rumeurs. Des promeneurs y auraient vu les silhouettes de deux personnes les observer par la fenêtre… Moustache, inquiet, commence à paniquer. Les anciens propriétaires des lieux hanteraient-ils le manoir ?

Quand nous passâmes le portail, monumental, flanqué de deux pilastres, la voiture continua sur sa lancée et emprunta une allée de gravier. La route serpentait le long de deux lignes de platanes, interminables. Je levai les yeux à travers la vitre. Leurs frondaisons, lourdes et opaques, n’en finissaient pas de dissimuler la silhouette du manoir, penchant toujours plus bas sous le poids du feuillage.

Les révélations des Ehrlichbaum avaient soulevé une certaine appréhension, surtout chez les enfants. Je comprenais la crainte qu’ils ressentaient. J’étais moi-même encore troublé. Continuer la lecture

Chapitre 08 : Le Bout du monde

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Précédemment dans l’histoire : Pendant le trajet, Moustache apprend que l’ancien propriétaire du manoir s’est donné la mort en se défenestrant du premier étage. Une révélation tragique, qui laisse les Malloré sans voix.

Franck avait toujours eu un don particulier pour mettre l’ambiance.

J’étirai légèrement le cou. De toute façon, songeai-je en moi-même, l’heure était sans conteste à la désespérance. Depuis plus d’une demi-heure, aucune autre voiture n’avait croisé notre route, comme si nous étions seuls au monde, derniers survivants d’une épidémie vengeresse qui aurait vidé la Terre de ses habitants. Ici, la vie sauvage avait repris ses droits. Continuer la lecture