Mes enfants

Quand je leur ai annoncé que j’allais arrêter mon travail pour en faire un autre, mon fils et ma fille ont longtemps cherché… Qu’est-ce que Maman allait bien pouvoir faire ? J’ai eu droit à agent immobilier, décoratrice d’intérieur, institutrice… et même dentiste (j’ai pas compris pourquoi, d’ailleurs) ! Bref.

Finalement, quand je leur ai annoncé, mon fils a semblé déçu :

« Pourquoi tu ne fais pas plutôt agent secret ?

-Mon coeur, c’est dangereux, ça, comme métier tu ne trouves pas ?

-Ben ouais, mais au moins y’a de l’action ! »

Ma fille, elle, était sous le choc… Elle me regardait, les yeux écarquillés.

C’est une véritable bille en orthographe : elle déteste écrire !

Elle considère le stylo comme un instrument de torture au service de la barbarie des adultes qui, eux, ayant fini l’école et souffert le martyre, se vengent à présent sur elle et ses camarades sans défense… Pauvres enfants..

Elle m’a dit : « Mais Maman, c’est super nul comme métier !!! »

Oui. J’ai le moral !

Ma famille

Ma sœur est opticienne. J’en suis dingue ! Elle est vive, pétillante, solaire, d’une gentillesse incroyable. Cette fille est tout simplement un ange ! Et en plus, elle est drôle. Bref, si elle n’était pas ma sœur, je la détesterais.

Quand je lui ai annoncé mon projet, c’était la première fois que j’en parlais. Elle a de suite explosé de joie !

Depuis, elle est un de mes plus fidèles soutiens. Par contre, elle manque d’objectivité : tout ce qu’elle a lu de moi était « super », « génial », « impressionnant », « extraordinaire », « terrible », « dingue », « comment tu fais ça ? ».

J’en suis quand même à cinq refus d’éditeurs pour mon premier manuscrit. Je croise les doigts pour que, dans le lot des demandes envoyées en janvier, il y en ait une qui soit positive !

« Il leur faudrait des lunettes », me répond ma sœur. Merci, t’es un amour d’opticienne. C’est elle, mon personnage de Mme Leuyade dans Moustache.

Mes parents : réaction légèrement plus intérieure. Je crois que ma mère aurait préféré que je lui annonce que j’avais contracté une MST !

Mon père : « Bon, d’accord, tu vas raconter ta vie… Mais, tu crois vraiment que ça va intéresser quelqu’un ? »

Moi : « Non, en fait, j’aimerais écrire de la littérature jeunesse.. »

Mon beau-frère, réaliste : « Pourquoi tu ne te lances pas dans le roman érotique ? Ca se vend bien ! »