Chapitre 13 : Un invité surprise

Mis en avant

Précédemment dans l’histoire : Les Malloré viennent de se garer devant le manoir. Ils découvrent avec ravissement la somptueuse demeure. Moustache, enfin libéré du voyage, tente de profiter du calme qui entoure les lieux mais, bientôt, des bruits suspects viennent troubler sa tranquillité.

Rousquille s’approcha de moi.

– Tu entends ça, Mous ?

Je tournai le museau vers elle et acquiesçai, ignorant si je devais me sentir soulagé ou non.

– Je commençais à me dire que j’entendais des voix…

Elle avança d’un pas et écouta.

– C’est bizarre… On dirait que quelqu’un tambourine tout près…

Nous tendîmes l’oreille. Yeux à demi-fermés, je la vis qui se concentrait, cherchant à identifier l’origine de ces bruits suspects. Elle rectifia alors, dodelinant la tête :

– Maintenant, ça ressemble davantage à des gémissements…

Continuer la lecture

Chapitre 12 : Le Manoir

Mis en avant

Précédemment dans l’histoire : Les aubergistes révèlent aux Malloré que le manoir dans lequel ils s’apprêtent à séjourner fait l’objet d’étranges rumeurs. Des promeneurs y auraient vu les silhouettes de deux personnes les observer par la fenêtre… Moustache, inquiet, commence à paniquer. Les anciens propriétaires des lieux hanteraient-ils le manoir ?

Quand nous passâmes le portail, monumental, flanqué de deux pilastres, la voiture continua sur sa lancée et emprunta une allée de gravier. La route serpentait le long de deux lignes de platanes, interminables. Je levai les yeux à travers la vitre. Leurs frondaisons, lourdes et opaques, n’en finissaient pas de dissimuler la silhouette du manoir, penchant toujours plus bas sous le poids du feuillage.

Les révélations des Ehrlichbaum avaient soulevé une certaine appréhension, surtout chez les enfants. Je comprenais la crainte qu’ils ressentaient. J’étais moi-même encore troublé. Continuer la lecture

Chapitre 11 : D’étranges rumeurs

Mis en avant

Précédemment dans l’histoire : Les Malloré terminent leur déjeuner. Au moment de régler, M. Ehrlichbaum, l’aimable cuisinier, les questionne sur les raisons de leur passage dans la région. Quand il apprend que les Malloré ont prévu de loger au manoir des Wingard, l’homme et son épouse marquent un temps d’arrêt. Après avoir tergiversé un moment, il mettent finalement la famille en garde : apparemment, d’étranges rumeurs circulent au sujet du manoir.

Annie avait ses yeux clairs grands ouverts, larges comme deux portes cochères.

– Ah bon ? s’étonna-t-elle, surprise.

– Oui… Certains clients, qui se promenaient là-bas encore très récemment, nous ont rapporté une liste de propos disons… préoccupants…, au sujet du manoir.

Sa voix tomba avec gravité. Il marqua une courte pause, avant de continuer.

– Il semblerait que…

Face à lui, sept paires d’yeux attendaient la suite. Cerné par la curiosité, le cuisinier nous regarda tour à tour. Chacun d’entre nous le fixait, sans bouger, suspendus à ses lèvres comme si nous étions médusés. Continuer la lecture

Chapitre 10 : M. et Mme Ehrlichbaum

Mis en avant

Précédemment dans l’histoire : Les Malloré sont arrivés à l’auberge du Bon Repos. Leur première impression, méfiante et réservée, est rapidement balayée par la bonne humeur de l’hôtesse. Elle les invite à choisir une table pour déjeuner, puis disparaît en cuisine rejoindre son mari.

Un homme apparut par une porte dans le fond de la pièce. La porte menant directement à la cuisine, un fumet délicat s’en échappa.

De constitution solide, l’homme s’avança vers nous d’un pas franc, débordant d’enthousiasme. Il semblait visiblement réjoui d’avoir enfin des clients à servir.

– Messieurs-dames, bonjour ! Bienvenue à l’auberge du Bon Repos ! s’exclama-t-il en nous saluant d’un geste amical. Je suis M. Ehrlichbaum, le chef cuisinier. Continuer la lecture

Chapitre 07 : Georges Wingard

Mis en avant

Précédemment dans l’histoire : Les Malloré roulent en direction du manoir. Moustache, qui ne supporte pas les trajets en voiture, est pelotonné sur les genoux de Samuel. Il fait son possible pour se retenir de vomir, maudissant Mike pour sa traîtrise.

La voiture s’enfonçait dans la campagne obscure. Un épais manteau vert sombre recouvrait les collines alentour telle une couverture matelassée, protégeant leurs flancs du vent froid qui les fouettait. 

A leur sommet, d’immenses forêts de pins s’étendaient à perte de vue. Leurs cimes, invisibles, disparaissaient dans une couche de nuages grisâtre.

Je me sentais mal. Mon estomac se tordait davantage à mesure que nous roulions. Des crampes de plus en plus aiguës le tiraillaient. Des relents acides me brûlaient la gorge. Il ne manquait plus qu’un orage éclate et mon bonheur serait complet !

Continuer la lecture