Chapitre 11 : D’étranges rumeurs

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Précédemment dans l’histoire : Les Malloré terminent leur déjeuner. Au moment de régler, M. Ehrlichbaum, l’aimable cuisinier, les questionne sur les raisons de leur passage dans la région. Quand il apprend que les Malloré ont prévu de loger au manoir des Wingard, l’homme et son épouse marquent un temps d’arrêt. Après avoir tergiversé un moment, il mettent finalement la famille en garde : apparemment, d’étranges rumeurs circulent au sujet du manoir.

Annie avait ses yeux clairs grands ouverts, larges comme deux portes cochères.

– Ah bon ? s’étonna-t-elle, surprise.

– Oui… Certains clients, qui se promenaient là-bas encore très récemment, nous ont rapporté une liste de propos disons… préoccupants…, au sujet du manoir.

Sa voix tomba avec gravité. Il marqua une courte pause, avant de continuer.

– Il semblerait que…

Face à lui, sept paires d’yeux attendaient la suite. Cerné par la curiosité, le cuisinier nous regarda tour à tour. Chacun d’entre nous le fixait, sans bouger, suspendus à ses lèvres comme si nous étions médusés. Continuer la lecture

Chapitre 10 : M. et Mme Ehrlichbaum

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Précédemment dans l’histoire : Les Malloré sont arrivés à l’auberge du Bon Repos. Leur première impression, méfiante et réservée, est rapidement balayée par la bonne humeur de l’hôtesse. Elle les invite à choisir une table pour déjeuner, puis disparaît en cuisine rejoindre son mari.

Un homme apparut par une porte dans le fond de la pièce. La porte menant directement à la cuisine, un fumet délicat s’en échappa.

De constitution solide, l’homme s’avança vers nous d’un pas franc, débordant d’enthousiasme. Il semblait visiblement réjoui d’avoir enfin des clients à servir.

– Messieurs-dames, bonjour ! Bienvenue à l’auberge du Bon Repos ! s’exclama-t-il en nous saluant d’un geste amical. Je suis M. Ehrlichbaum, le chef cuisinier. Continuer la lecture

Chapitre 07 : Georges Wingard

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Précédemment dans l’histoire : Les Malloré roulent en direction du manoir. Moustache, qui ne supporte pas les trajets en voiture, est pelotonné sur les genoux de Samuel. Il fait son possible pour se retenir de vomir, maudissant Mike pour sa traîtrise.

La voiture s’enfonçait dans la campagne obscure. Un épais manteau vert sombre recouvrait les collines alentour telle une couverture matelassée, protégeant leurs flancs du vent froid qui les fouettait. 

A leur sommet, d’immenses forêts de pins s’étendaient à perte de vue. Leurs cimes, invisibles, disparaissaient dans une couche de nuages grisâtre.

Je me sentais mal. Mon estomac se tordait davantage à mesure que nous roulions. Des crampes de plus en plus aiguës le tiraillaient. Des relents acides me brûlaient la gorge. Il ne manquait plus qu’un orage éclate et mon bonheur serait complet !

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