Cette fois-ci, c’est la bonne !

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– Bonjour, c’est Pauline des Editions *** à l’appareil !

Arnaque ? Mauvaise blague ? Canular ?

Pendant plusieurs jours, je suis passée par tous les états. La jeune femme, apparemment très intéressée, m’a demandé de lui envoyer les tomes suivants.

– Imagine Minou, elle lit les deux autres tomes et elle les déteste… Elle ne voudra plus publier le premier non plus…

L’angoisse dure plusieurs jours.

Second coup de fil. Verdict : la série, dans son intégralité, lui plaît !

Puis Pauline, c’est tellement joli… (en la circonstance, elle se serait appelée Mauricette ou Gertrude, j’aurais certainement trouvé ça tout aussi mignon, soit).

– Je vous envoie le contrat très vite…

24 heures après.

– Pourquoi t’es habillée tout en noir on dirait un corbeau ?

– J’attends le contrat… Elle m’a dit « très vite ». Moi, quand on me dit « très vite », ben ça veut dire « très vite »… Sinon faut dire « bientôt »… Ou je sais pas moi, « sous quelques jours »… Elle m’a dit « très vite ». Et j’ai toujours rien reçu. A tous les coups elle va changer d’avis…

– Ou alors elle va publier que les pages paires du bouquin !! Arrête un peu ton délire.

Nouvelle nuit blanche.

Le matin suivant, j’ai reçu le contrat… Assorti d’un petit mot gentil.

Je le regarde.

– Mais alors… alors… c’est vrai ? Moustache va être édité ?

Il me sourit.

– Félicitations, Mademoiselle M !

J’aurais juré voir un peu trop ses yeux briller…

Lettre-type de refus

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Certains m’ont demandé à quoi ressemblait une lettre de refus.

Afin de satisfaire leur curiosité, j’en publie une, la plus récente.

Les éditeurs brandissent souvent le sacro-saint argument de la ligne éditoriale. On m’opposera cette fois l’inadéquation avec le développement souhaité de leurs collections.

Je le savais. La route que j’ai choisi d’emprunter n’est pas la plus aisée !

Driiiing !

Tiens, tiens… Un numéro inconnu… On décroche ?