Chapitre 06 : En voiture, Moustache !

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Précédemment dans l’histoire : Dans le cadre d’un héritage familial, les Malloré ont été mandatés pour instruire la vente d’un manoir isolé en pleine campagne. Pour suivre la vente au plus près, ils s’apprêtent à passer deux semaines de vacances sur les lieux.

Au matin du départ, les Malloré s’affairaient. Bousculé dans ma tranquillité, je décidai de sortir chasser. J’étais en train de guetter deux hirondelles, celles-là mêmes qui m’avaient brocardé au cabinet, quand la voix douce d’Annie vint chatouiller mes oreilles. Attiré par son timbre mélodieux, je dressai la tête :

– Viens par ici, mon petit amour de Moustache ! Ton repas est prêt !

J’arrive, ma belle ! Laisse-moi juste finir de flanquer une dérouillée à ces deux effrontées…

Depuis le temps que j’attendais de me venger !

Cependant, le son de sa voix m’avait déconcentré, ces satanées hirondelles en avaient profité pour filer. Je leur décochai un regard noir tandis qu’elles s’envolaient à tire-d’aile vers un ramage plus haut perché, m’obligeant à remettre ce règlement de comptes à plus tard. Elles aussi ne perdaient rien pour attendre. Continuer la lecture

Chapitre 05 : Un nouveau challenge

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Précédemment dans l’histoire : Moustache a été vacciné. Cet épisode, à l’origine d’une de ses plus grandes frayeurs, n’a fait que raviver sa colère contre Franck. Notre héros ne lui pardonne pas cette seconde trahison, dont il tient le chef de famille pour seul responsable. Déterminé, il jure de se venger tôt ou tard. En quête d’une occasion favorable, l’annonce d’un départ en vacances lui coupe soudain l’herbe sous le pied.

Cette année, les vacances d’hiver tombaient au début du mois de mars. Les parents de Caroline et Samuel leur avaient réservé une surprise : ils allaient passer deux semaines dans un manoir, perdus en pleine campagne !

Le couple Malloré avait été mandaté dans le cadre d’une succession familiale, dont l’unique héritier, M. Krol, vivait à l’étranger. Il souhaitait déléguer l’affaire à des agents immobiliers de proximité, et avait le plus grand mal à trouver des professionnels compétents. Continuer la lecture

Driiiiiing !!!

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Quand une maison d’édition te répond par mail, en général, ce n’est pas pour t’annoncer une bonne nouvelle…

Du coup, chaque fois qu’un numéro inconnu tente de me joindre, j’espère :

Driiiiing…

– Allô ?

– C’est le livreur d’Amazon ! J’ai un colis pour vous…

Grrrr…

Driiiiing…

– Oui ?

– Bonjour, c’est Amélie d’Orange. Connaissez-vous les avantages de la fibre ? Vous êtes éligible !

Je veux pas être fibrée, je veux être éditée !

Driiiiing…

– Vous êtes Arthur Martin ?

Il fut un temps où les faux numéros, je trouvais ça rigolo.

Parfois, j’ai l’impression d’attendre Godot.

Soupir… 

Allez, j’y retourne, le travail m’appelle. Si seulement les éditeurs pouvaient faire de même !

Esquisse#9 : Annie

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Ah, Annie… La belle Annie, la douce Annie.

Annie est une maman calme…

Aimante et compréhensive…

Dévouée. Organisée.

Diplomate.

Elle prépare les petits-déjeuners, les jus d’orange pressés. Elle retrouve les clés égarées.

En un mot, c’est une femme parfaite ! Une femme idéale. Un roc sur lequel on s’appuie. Je la voulais ainsi… Après tout, L’Esprit de famille est une fiction : j’ai droit à quelques projections !

Pourtant, un jour, elle a fui…

Elle a renoncé, elle aussi.

Et cette fuite lui a laissé un profond sentiment de culpabilité, qui n’en finit plus de la hanter… Contrairement aux apparences, ce personnage, intérieurement torturé, est  en quête d’apaisement.

Pour y parvenir, Annie devra renouer avec son passé. Et quelqu’un qu’elle n’a pas revu depuis des années devra l’accompagner.

Esquisse#3 : Mike

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Au premier abord, Mike est assez impressionnant, pour ne pas dire terrifiant. Loin d’inspirer aux gens une quelconque sympathie, je l’ai imaginé sale et repoussant.

Mike est un ancien chat de gouttière, né dans la rue, avant d’être abandonné par sa mère. Luttant pour sa survie, il a longtemps erré dans le quartier, glanant ça et là quelques restes à manger.

En fin de journée, il a l’habitude de se rendre à la déchetterie. Là-bas, il trouve en général toujours de quoi se remplir l’estomac. Cependant, il n’est pas tout seul à fréquenter ce lieu, d’autres chats y rôdent régulièrement.

Un soir, Mike fut pris à partie dans une violente bagarre. Malgré le grand courage dont il fit preuve, les autres chats errants décidèrent de se liguer contre lui : ils lui flanquèrent une cinglante dérouillée, avant de s’en aller. Sévèrement meurtri, il resta ainsi toute la nuit, agonisant des heures durant entre un étendoir cassé et un aspirateur à demi-éventré.

Le lendemain matin, Jojoko se rendit à la déchetterie. Elle était à la recherche de quelques objets à réparer et, comme elle vivait seule, ça l’occupait.

Quand elle aperçut sa carcasse mutilée, ce dernier ne respirait presque plus : sans réfléchir, elle courut le confier au bons soins du vétérinaire de Belleville, qui réussit par miracle à le sauver.

Une fois rétabli, il s’empressa de trottiner jusque chez elle. Dans sa vie, jamais quiconque ne s’était soucié de lui. Le geste de la vieille dame l’avait profondément touché, il tenait donc naturellement à la remercier.

Quand il arriva chez elle, il sentit immédiatement que quelque chose clochait. Un représentant était en effet sur le point de l’escroquer… Ce jour-là, ce fut lui qui la tira d’un vilain guêpier.

Ainsi liés, Mike et Jojoko décidèrent de ne plus se quitter. Ils firent vœu, toujours, de se protéger.

Ca va pas fort, mais faut pas exagérer !

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– Je ne comprends pas… J’ai passé ma journée à travailler. Pourtant, j’ai l’impression d’avoir rien fait…

– Je suis sûr que c’est pas vrai !

– Si !

Je tape du pied (oui, j’ai aussi ce vilain côté).

– En plus, j’ai mal dormi…

Il se remet à bricoler.

– T’as vu le temps qu’il fait… ? C’est horrible : il pleut sans arrêt !

Il sourit.

– Si je comprends bien, y’a rien qui va aujourd’hui.

Comment il sait ?

– Là, même si je te proposais de partir à Bora-Bora, je suis sûr tu ne voudrais pas !

Je le regarde. Il est fou ou quoi ?

– Ouais, dit-il avec un petit sourire amusé. Je me disais, aussi… J’étais peut-être allé un peu loin !

Si tu veux connaître le fond de ma pensée, je dirais plutôt pas assez, en vérité.

Bref.

Je retourne bosser, toujours aussi déprimée. 

Ah, Bora-Bora… Un jour viendra, tu seras à moi… Et ce jour-là, surtout, faites que je ne croise pas un chat !

Esquisse#2 : Moustache Malloré

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 Notre héros est un chat orgueilleux en plus d’être très gourmand. Il a aussi une haute estime de lui-même, ce qui le rend assez susceptible, et je m’amuse beaucoup à jouer de ce trait-là de caractère dans les trois tomes de la saga.

Moustache passe son temps à se mettre en valeur. D’un tempérament coquet, il aime prendre soin de lui. C’est d’ailleurs sa principale activité : toilettes et manucures constituent la majeure partie de son quotidien !

Il souffre toutefois de vertiges chroniques ce qui, pour un chat, est assez étonnant. Comme il est d’un naturel peureux, il panique très vite, contrairement à Mike qui, lui, a rarement froid aux yeux. Leurs caractères étant diamétralement opposés, je trouvais que les lier d’amitié était une bonne idée, et qu’elle rendrait ces deux personnages encore plus attachants. J’espère ne pas m’être trompée.

On dit souvent qui se ressemblent s’assemblent. Ce n’est pas toujours vrai.

Moustache tombe rapidement amoureux d’Annie. C’est elle qui lui donne à manger le matin alors forcément, ça crée des liens. Par opposition, il développera vite une forme de rivalité avec Franck, que j’ai voulu plutôt touchante.

Loin d’être en admiration devant lui, Franck est en effet le seul qui considère Moustache pour ce qu’il est, à savoir un chat. N’en déplaise à ce dernier, c’est la stricte réalité.

Dans l’histoire, Franck occupe une véritable place de chef de famille. Moustache est donc souvent contraint de lui obéir, ce qui n’est pas sans l’agacer. Il ne se gêne d’ailleurs pas pour le lui signifier dès qu’il en a la possibilité.

Pour s’adapter à sa nouvelle vie, notre héros devra donc voir plus loin que son nombril, et ce ne sera pas toujours facile… Cependant c’est le prix à payer quand on veut faire partie d’une famille aimante et soudée, qui est celle formée par Malloré.

Esquisse#1 : Jojoko

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En ce moment, je suis en train de chercher la tête de mes personnages.

La première, ou du moins celle que je vous présente aujourd’hui, c’est Jojoko.

Jojoko est un personnage loufoque, d’une tendresse sans borne. Je trouvais amusant que dans mon roman l’un de mes personnages se perde un peu les chèvres… Si on regarde bien, on a tous une Jojoko autour de nous.

Jojoko parle à ses plantes vertes, elle ouvre et ferme les portes des placards plusieurs fois par jour. Elle met toujours ses vieilles charentaises au réfrigérateur, le soir, avant de se coucher. C’est vrai qu’elle aime sentir le frais réveiller ses pieds… Elle dit que ça lui rappelle un peu sa Russie Natale.

Il n’y avait qu’un personnage aussi déjanté capable de recueillir Mike à la déchetterie. Elle y était venue chercher quelques canards à cinq pattes, c’est finalement avec lui qu’elle est repartie… Elle lui a sauvé la vie.

On le sait tous, des familles, il en existe de deux types. Les familles de sang, et des familles de cœur. Celles imposées par la naissance, et celles qu’on a choisies.

Mike et Jojoko sont des figures très fortes de solitude et d’indépendance. Deux âmes cabossées, à la noblesse rare, que le destin fera se rencontrer et qui ne se quitteront plus jamais.

Ca ne marchera jamais…!

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– Minou… Parfois, ce blog, je me dis que c’est une idée débile… Ce que je raconte n’a absolument aucun intérêt !

Pause.

– Bon, tu me diras, est-ce qu’un petit parasol en bois sur une boule de glace a de l’intérêt ? Non. Et pourtant, l’idée a eu du succès.

Nouvelle pause.

– Un jour, y’a quand même un gars qui a inventé le saladier troué… Un autre, les boules carrées… Quand même, ça donne à méditer !

A la troisième pause, je le vois qui hoche la tête.

– Ah ça, mon cœur, y’a des tas d’idées ridicules qui ont marché… T‘as même pas besoin de chercher aussi loin : regarde, par exemple, notre relation ! Si ça, c’est pas une idée à la con !

Quand je suis stressée, il trouve toujours les mots pour me réconforter !

Se trouver de nouvelles facultés

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– Maman, me dit-il alors que je suis concentrée, pense très fort à un chiffre entre 1 et 4 !

J’étais justement sur le point de m’ennuyer…

– Hum… ok, c’est bon.

– 3 !

– Tiens… Et comment t’as deviné ?

– 2 c’est pair, trop simple, et personne ne choisit jamais les chiffres des extrémités !

Ca y est, mon fils est officiellement mentaliste.